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Méditations et vie spirituelle
Prière du matinProposée par le Père Laurent le dimanche 7 janvier 2010. Seigneur, Dans le silence de ce jour naissant, je viens te demander la paix, la sagesse, la force. Je veux regarder aujourd’hui le monde avec des yeux tout remplis d’amour, être patient, compréhensif, doux et sage, voir au-delà des apparences tes enfants comme tu les vois toi-même et ainsi ne voir que le bien de chacun. Que seules les pensées qui bénissent demeurent dans mon esprit. Que je sois si bienveillant et si joyeux que tous ceux qui m’approchent sentent ta présence. Revêts-moi de ta beauté, Seigneur, et qu’au long de ce jour je te révèle. Amen Élisabeth
Haïti : Pourquoi Dieu permet-il celà ?12 janvier à Port au Prince ; la terre tremble terriblement. Cent vingt mille morts, plus de deux cent mille blessés, la ville de un million d’habitants n’est plus que ruines. Dans un des pays les plus pauvres du monde, et dont 40% des habitants ont moins de 14 ans. Quelles souffrances ! Nous sommes tous interpelés, d’abord pour "faire quelque chose", soulager un peu ces misères, mais aussi dans la foi : Comment Dieu peut-il permettre celà ? Comment concilier la présence du mal dans le monde avec l’existence d’un Dieu tout-puissant et bon ? Le problème s’est posé de tout temps ; mais il se révèle particulièrement angoissant lors d’une grande catastrophe, ou lorsque nous pensons aux terribles guerres, aux génocides avec leur cortège d’atrocités. Le problème, ou plutôt le scandale du mal, est l’une des sources de l’athéisme moderne. Et pourtant, il n’est pas récent. C’est déjà ce problème du mal que soulève le très ancien "Livre de Job" dans la Bible. Et dans l’ Évangile de Jean, on peut retenir un épisode où la question est clairement posée à Jésus : quand il entend la demande de guérison de l’homme avaugle de naissance. Le sujet a tourmenté aussi saint Augustin d’Hippone, qui ne convertit qu’après avoir surmonté l’obstacle. Le mal ou la souffrance, problème de tous les hommes. L’écrivain chrétien antique Lactance le formulait aussi, et en des termes qui n’ont rien perdu de leur force et de leur actualité : " Ou bien Dieu veut supprimer les maux, mais il ne le peut pas. Ou bien il le peut, niais ne le veut pas. Ou bien il ne le peut ni ne le veut. S’il le veut et ne le peut pas, il est impuissant, ce qui est contraire à sa nature. S’il le peut et ne le veut pas, il est mauvais, ce qui est également contraire à sa nature. S’il ne le veut ni ne le peut, il est à la fois mauvais et faible, et donc n’est pas Dieu. Mais s’il le veut et le peut, ce qui seul convient à ce qu’il est, d’où vient donc le mal, et pourquoi ne le supprime-t-il pas ? " Nombreux sont les philosophes qui ont planché sur le sujet. Pour le chrétien, pour celui qui ne se résigne pas à nier Dieu, le chemin mène petit à petit à quelque chose qui ressemble à ce qu’écrivait André Feuillet en 1950 : " Pour accepter l’énigme de la souffrance, une certaine attitude d’âme s’impose, sans laquelle les plus belles considérations ne sauraient avoir de prise sur nous ou du moins nous apaiser tout à fait. Cette attitude d’âme, c’est l’humilité du petit enfant qui reconnaît ignorer le dernier mot de toutes choses et en particulier de son existence, qui accepte dans ses ultimes conséquences sa condition de créature, et qui, dès lors, ne s’étonne pas d’être embarqué dans une aventure dont seul l’Auteur de son être connaît les tenants et les aboutissants. " Seul parvient à souffrir en paix celui qui cesse de vouloir comprendre sa vie dans son fond le plus intime et se réfugie, envers et contre tout, dans la pensée que cette vie, parfois si inhumainement brisée, est pourtant l’œuvre de Dieu. C’était déjà la réponse de Job, dont la confiance en Dieu dépasse ses souffrances : « Je voudrais qu’on écrive ce que je vais dire, que mes paroles soient gravées sur le bronze avec le ciseau de fer et le poinçon, qu’elles soient sculptées dans le roc pour toujours : Je sais, moi, que mon libérateur est vivant, et qu’à la fin il se dressera sur la poussière des morts ; avec mon corps, je me tiendrai debout, et de mes yeux de chair, je verrai Dieu. Moi-même, je le verrai, et quand mes yeux le regarderont, il ne se détournera pas. »
"On ne peut aimer que si on ouvre les mains"Texte tiré des écrits de Pierre CLAVERIE, o.p. Evêque d’Oran, Algérie, assassiné le 1er août 1966 On ne peut aimer que si on ouvre les mains. On ne peut communier, ayant serré la main de quelqu’un, que si on s’est un peu dépossédé de soi-même. On ne peut aimer l’Autre que si on le respecte au point d’admirer ce qu’il fait sans éprouver de jalousie. .../... Souvent, on croit que la jeunesse, c’est la jeunesse de l’âge. Moi, je crois que la véritable jeunesse, c’est l’humilité. C’est une certaine vulnérabilité qui fait qu’on passe du jugement à la tendresse, de la puissance à la générosité... Et c’est ça la sainteté ! Et c’est ça la vie religieuse qui fait que Dieu habite en nous, et qu’Il fasse de nous des instruments humbles et modestes d’un amour qui rayonne simplement. Il n’est pas nécessaire de faire des grandes choses pour cela. On mesure alors, au fur et à mesure que la vie passe, qu’une certaine transparence se fait quand on a cessé de se défendre, de s’affirmer devant les autres, de vouloir être soi-même. La véritable jeunesse, c’est cette humilité du coeur, cette tendresse, cette simplicité qui font qu’on est plus proche du Christ et qu’on sent vraiment que l’Esprit de Dieu peut faire de grandes choses dans la simplicité et l’humilité du coeur. Le Sermon sur la montagne : un texte saint et fondateurC’est le texte que les chrétiens entendent à la messe du 1er novembre, fête de la Toussaint, qui honore tous les chrétiens passés qui ont suivi les traces du Christ . C’est une sorte de "concentré" d’enseignement évangélique, sous une forme poétique qui rappelle les plus beaux psaumes. A lire et à relire . . . tout commentaire serait inférieur à l’original ! Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 5, 1-12) Le sermon sur la montagne Quand Jésus vit la foule qui le suivait, il gravit la montagne. Il s’assit, et ses disciples s’approchèrent. Alors, ouvrant la bouche, il se mit à les instruire. Il disait : " Heureux les pauvres de coeur (*) : le Royaume des cieux est à eux ! (*) pauvres de coeur : simples, sans prétention, sans orgueil Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise ! Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés ! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés ! Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde ! Heureux les coeurs purs : ils verront Dieu ! Heureux les artisans de paix : ils seront appelés fils de Dieu ! Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ! Heureux serez-vous si l’on vous insulte, si l’on vous persécute Réjouissez-vous, soyez dans l’allégresse, car votre récompense sera grande dans les cieux ! "
Ancienne Alliance / Nouvelle Allianceou « Le Verbe s’est fait chair »
Tiré de l’intervention N°11. (Le jeudi 30 avril 2009, 14:06 par FRANCOISJEAN) sur le Blog de la Bioéthique de l’Eglise en France
Jusqu’ou faut-il aller dans le compromis avant de cesser d’être soi-même » faisait dire à une de ses actrices un auteur d’une série américaine ?? C’est peut-être aussi la question qu’a dû se poser, sous une autre forme, le jeune homme riche de l’Evangile. Peut-être que le Christ lui a suggéré de quitter l’ancienne Alliance pour qu’il devienne pleinement nouvelle Alliance. Peut-être est ce aussi ce qu’Il a voulu dire, ailleurs, en disant que le plus petit de la Nouvelle Alliance était plus grand que le plus grand de l’ancienne Alliance :Jean le Baptiste. Qui utilise l’épée, périra par l’épée, qui utilise la séparation, l’invective, l’exclusion, l’excommunication, la force périra de la même façon, qui imposera une conception à l’autre, fut-elle raisonnable, fut-elle le fruit de longue méditation, quelles qu’en soient les méthodes en reviendra au temps des croisades, des dragonnades, de la saint Barthélemy. Ce sont des méthodes de l’ancienne Alliance. Par contre, il me semble plus conforme à la nouvelle Alliance d’écouter, d’entendre, de ne pas juger son prochain, quelles que soient ses convictions, de l’aimer pour qu’il se révèle à lui-même être Amour comme l’a compris la « femme adultère » percevant au plus profond d’elle-même l’Amour Divin, « J’ai à vous le dire, je ne vous demande pas de le croire », disait Bernadette Soubirous. Loin des excommunications imbéciles, loin des chahuts d’ados, prions pour que nos représentants, au cours de leurs discussions souvent animées, aient toujours en tête que chaque opposant est un être humain, comme nous, incarné par le même Dieu, Que chaque opposant est aussi tabernacle de Dieu, qu’il est plus ou moins, suivant l’Amour qu’il laisse filtrer, Parole de Dieu. Ce n’est que si nous sommes nous-même source jaillissante que se révélera en chacun et en plénitude le Don de Dieu. Oui, pour arrêter la déshumanisation de l’humanité, il me semble qu’il est nécessaire de cesser de désincarner Dieu.
Proposé au groupe biblique le lundi 5 octobre Psaume 8 O Seigneur, notre Dieu, Qu’il est grand ton nom Par toute la terre !
Jusqu’aux cieux, ta splendeur est chantée Par la bouche des enfants, des tout-petits : Rempart que tu opposes à l’adversaire, Où l’ennemi se brise en sa révolte.
Voir ton ciel, ouvrage de tes doigts, La lune et les étoiles que tu fixas, Qu’est-ce que l’homme pour que tu penses à lui, le fils d’un homme, que tu en prennes souci ?
Tu l’as voulu un peu moindre qu’un dieu, Le couronnant de gloire et d’honneur ; Tu l’établis sur les oeuvres de tes mains, Tu mets toute chose à ses pieds :
Les troupeaux de boeufs et de brebis, Et même les bêtes sauvages, Les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, Tout ce qui va son chemin dans les eaux.
O Seigneur, notre Dieu, Qu’il est grand ton nom Par toute la terre !
Copyright AELF - 1980 - 2006 - Tous droits réservés Proposé par notre Curé André LAURENT le 27 septembre 2009 Pourquoi des ordres contemplatifs Ordre contemplatif : groupe de religieux, de religieuses, qui consacrent leur vie à la prière, à la méditation, à l’adoration de Dieu, souvent cloîtrés. Par contre, dans un ordre apostolique, les religieux ou religieuses travaillent, parfois au sein de la société ordinaire.
Parce qu’il est juste qu’il se trouve des hommes qui aient envie de la religion, parmi tant d’autres qui n’en ont pas envie ! Des hommes qui manifestent autant de goût pour les célébrations religieuses, que d’autres en montrent pour des matchs de football ou des ascensions de montagne. Oui, il est heureux pour l’humanité - et même en un certain sens, il est heureux pour Dieu - qu’il y ait de ces hommes-là.
Pourquoi les contemplatifs ?
Parce qu’il est juste qu’il y ait des hommes qui reçoivent l’Eucharistie autrement que comme une rondelle de carton qu’on leur mettrait dans la bouche. Si nombreux sont ceux qui vont à l’Eucharistie avec un rien de foi ; ils sont si peu habitués à la vertu de foi qu’au moment où ils ont Dieu dans la bouche, ils ne savent où pêcher, parmi leurs gestes et sentiments habituels, quelque chose qui s’accorde avec l’acte qu’ils sont en train de faire ; et ils restent là, hébétés. Aussi est-il de la dignité de l’Eucharistie qu’il y aient des hommes pour recevoir quotidiennement ce sacrement avec un coeur de Nuirt de Noël ou de matin de Pâques.
Pourquoi des contemplatifs ?
Parce que dans nos pays qu’on dit " de vieille chrétienté", - qu’elle est vieille, en effet, cette chrétienté lassée de tout ce qui l’oblige envers Dieu ! - parce que dans nos vieux pays, trop de curés dépensent toutes leurs forces et tout leur temps pour arracher quelques actes religieux à leurs gens, des gens qui ne veulent pas de la religion ! Qu’est-ce que la contemplation ? Une forme et un degré de la prière. Entre nous, disons : nous sommes des "priants" ; c’est là notre tâche, notre service. On nous comprendra mieux.
Nous sommes chargés de maintenir un contact entre l’humanité et Dieu. Père Jérôme (livre : Tout à Dieu. Ed. Parole et silence) |
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