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La Foi chrétienne, la crise, et la pauvreté aujourd’hui

L’Église catholique réaffirme sa solidarité avec les pauvres et les victimes de la crise économique. Pour passer des mots aux actes, chacun - et plus encore celui qui se dit chrétien - est invité par le Christ à faire, à agir concrètement.

L’Église catholique réaffirme sa solidarité avec les pauvres

Réunis le 14 octobre à Paris, les délégués diocésains à la solidarité rappellent le message du Christ dans le contexte actuel :

"Quelle que soit l’issue de la crise financière qui nous laisse entrevoir une accalmie, les délégués à la solidarité des différents diocèses de France, réunis à Paris pour une session de travail avec les Mouvements et organismes caritatifs, ne peuvent oublier que les pauvres seront les premiers touchés par les conséquences de cette crise à multiple visages.

Les pauvres sont au centre de l’Evangile et de la préoccupation des mouvements caritatifs de l’Eglise. Hier comme aujourd’hui l’Eglise ne se résigne pas à voir tant de laissés pour compte sur le bord du chemin : les sans abri, les sans travail, les sans formation, les sans couverture sociale, les sans famille, les sans papier et tant de pays moins développés d’Afrique, des Caraïbes, d’Amérique latine, d’Asie et de l’Europe de l’Est."

Des mots aux actes

Pour s’assurer de cette nécessité, revenons à la source : l’Évangile, la Parole de Jésus Christ. Quelques citations :


– Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi. »
– Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ;
– ’Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ; j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ; j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ; j’étais nu, et vous m’avez habillé ; j’étais malade, et vous m’avez visité ; j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’
– Et tout homme qui écoute ce que je vous dis là sans le mettre en pratique est comparable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.

Le doute n’est donc pas permis : Jésus nous demande, non ce que nous pensons, mais ce que nous faisons. Pour le chrétien véritable, l’amour n’est pas un sentiment, c’est un acte.

Agir face à la crise

L’action individuelle, isolée, c’est bien, c’est un début. Mais nous vivons en société, ensemble, et c’est encore plus vrai avec la mondialisation. C’est pourquoi nous devons agir en mouvement. Depuis longtemps, l’Église a fondé des mouvements ou associations pour l’entr’aide, le secours, la solidarité. Elle n’est pas la seulle d’ailleurs, et le chrétien ne doit pas craindre de s’engager aussi dans des associations de solidarité laïque.

Mais prenons un exemple que nous connaissons : le Secours Catholique / Caritas Internationalis. Mouvement tourné vers les pauvres, en France comme à l’international. Dans les Vosges, pendant l’année 2007, le Secours Catholique a accueilli 1 700 personnes, ayant souvent des revenus bien inférieurs au seuil de pauvreté. 37% sont des personnes seules ; 32% des familles monoparentales. Arrètons là les chiffres. Celui qui en désire davantage peut les consulter dans la presse ou sur le site du Secours Catholique.

La crise financière et économique qui commence accentue notre responsabilité. Et les équipes du Secours Catholique viellissent et ont besoin d’appui. Engagez-vous !

Vous hésitez ? alors voyez l’évangile lu à la messe du 23 novembre :

Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 25, 31-46)

Jésus parlait à ses disciples de sa venue : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, et tous les anges avec lui, alors il siégera sur son trône de gloire. Toutes les nations seront rassemblées devant lui ; il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres : il placera les brebis à sa droite, et les chèvres à sa gauche.

Alors le Roi dira à ceux qui seront à sa droite : ’Venez, les bénis de mon Père, recevez en héritage le Royaume préparé pour vous depuis la création du monde. Car j’avais faim, et vous m’avez donné à manger ;

j’avais soif, et vous m’avez donné à boire ;

j’étais un étranger, et vous m’avez accueilli ;

j’étais nu, et vous m’avez habillé ;

j’étais malade, et vous m’avez visité ;

j’étais en prison, et vous êtes venus jusqu’à moi !’

Alors les justes lui répondront : ’Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu... ? tu avais donc faim, et nous t’avons nourri ? tu avais soif, et nous t’avons donné à boire ? tu étais un étranger, et nous t’avons accueilli ? tu étais nu, et nous t’avons habillé ? tu étais malade ou en prison... Quand sommes-nous venus jusqu’à toi ?’

Et le Roi leur répondra : ’Amen, je vous le dis : chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait.’

Alors il dira à ceux qui seront à sa gauche : ’Allez-vous-en loin de moi, maudits, dans le feu éternel préparé pour le démon et ses anges.

Car j’avais faim, et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif, et vous ne m’avez pas donné à boire ;

j’étais un étranger, et vous ne m’avez pas accueilli ; j’étais nu, et vous ne m’avez pas habillé ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité.’

Alors ils répondront, eux aussi : ’Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim et soif, être nu, étranger, malade ou en prison, sans nous mettre à ton service ?’

Il leur répondra : ’Amen, je vous le dis : chaque fois que vous ne l’avez pas fait à l’un de ces petits, à moi non plus vous ne l’avez pas fait.’

Et ils s’en iront, ceux-ci au châtiment éternel, et les justes, à la vie éternelle. »


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