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Halloween et la Toussaint. De la Mort à la VieLa Toussaint, c’est quoi ?
La fête de la Toussaint témoigne de l’espérance chrétienne devant la mort. Elle atteste qu’à la fin de notre existence terrestre la vie n’est pas détruite, elle est transformée. C’est la fête de la vie éternelle, la fête du ciel. Chaque personne est appelée à ressusciter un jour avec le Christ et à être associée à sa résurrection et à son bonheur éternel. La Toussaint est la fête joyeuse de la victoire du Christ dans la vie de beaucoup d’hommes. La Toussaint est la fête de tous les saints, de tous ceux qui sont admis à partager le bonheur de Dieu. Ils nous attendent et nous tendent la main : grands saints et saints anonymes qui ont entendu le message des béatitudes et y ont répondu. Pensons d’abord à celui qui a porté notre prénom : quelle a été sa vie ? Comment est-il mort ? Pourquoi l’Eglise l’a t-elle déclaré « saint » ? Voilà l’occasion de se renseigner ! Si vous ne trouvez pas, n’hésitez pas, écrivez-nous et nous vous enverrons la biographie de votre saint prénom. La Toussaint, c’est aussi la fête de la grande foule des saints qui n’ont pas été "canonisés" c-à-d reconnus comme saint officiellement par l’Église. La fête de la Toussaint ne tire pas son origine des textes bibliques, comme le font la plupart des grandes fêtes liturgiques comme Noël, Pâques, la Pentecôte. Elle a été instituée par l’Église pour répondre à différentes situations. Après les persécutions, on a d’abord fait une fête de tous les martyrs qui s’est étendue plus tard à tous les saints. Puis au moyen age, pour combattre la fête païenne des morts, on a placé au 1er novembre la fête de tous les saints. Et Halloween ?Au 8eme siècle. les moines irlandais qui évangélisaient la Gaule se trouvèrent confrontés au paganisme celtique et à la fête païenne du "Samhain". Dans le monde celte, la nuit du 31 octobre au 1er novembre était le début de la nouvelle année. C’était la fête de la divinité Samhain et la fête du nouvel an qui marquait le début de l’hiver. Samhain était aussi la fête des morts ou plus exactement de la communication entre les vivants et les morts. Pendant cette nuit, on croyait que les esprits des trépassés pouvaient revenir dans leur demeure terrestre et les vivants devaient les accueillir. Mais l’ouverture des portes de l’autre monde permettait aussi l’intrusion d’esprits maléfiques ! Pour lutter contre cette fête païenne centrée sur les morts, l’Eglise institua une fête de tous les saints le 1er novembre, substituant ainsi les saints, les disciples du Christ, aux « esprits ». Peu à peu, toutes les Églises occidentales adoptèrent cette date de la fête de la Toussaint. En 1580 le pape Sixte IV fait de la Toussaint une grande fête chrétienne. Pourquoi un « Jour des morts » le lendemain ?
– On pense à tous ceux qui nous ont quitté et qu’on n’oublie pas.
"Demandez, vous obtiendrez ; cherchez, vous trouverez ; frappez, la porte vous sera ouverte. Celui qui demande reçoit ; celui qui cherche trouve ; et pour celui qui frappe, la porte s’ouvrira. Lequel d’entre vous donnerait une pierre à son fils qui lui demande du pain ? Ou un serpent, quand il lui demande un poisson ? Si donc, vous qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père qui est aux cieux donnera-t-il de bonnes choses à ceux qui les lui demandent ! » (Mt 7 ;7-12) N’hésitons donc pas, prions pour les morts qui nous sont chers. C’est aussi ce qu’on appelle "la communion des saints", la communion de vie spirituelle qui existe entre nous et ceux qui nous ont précédés. Il y a, dans le Christ, un lien mutuel et une solidarité entre les vivants et les morts. De la vie à la mort ou de la Mort à la Vie ?Chacun de nous, jeune ou vieux, le sait bien, même si notre société s’efforce de cacher ou de nier cette réalité : notre corps vieillit inexorablement, et la mort est au bout du chemin. Les magazines, la télé, nous vantent les corps jeunes et beaux, les crèmes et les produits « anti-vieillissement » mais nous savons ce qui nous attend matériellement : nous allons de la vie à la mort. Noter que ces mots sont écrits avec des lettres minuscules : vie et mort, noms communs... Oui, nous savons que notre corps « redeviendra poussière ». Mais que penser du devenir de notre esprit, de notre âme ? C’est un problème pour chacun. Pire peut-être : si nous n’y pensons pas, c’est que nous sommes comme déjà comme morts : notre corps est vivant, mais notre esprit est endormi...jusqu’à ce que le deuil d’un proche nous rappelle cette interrogation existentielle. Y a t-il quelque chose après la mort ? Serons nous au paradis ? En enfer ? Allons-nous ressusciter ? Déjà à l’époque de Jésus on se posait ces questions : un jour, des gens L’interrogèrent à ce sujet, des gens qui ne croyaient pas à la résurrection des morts. Ils présentèrent à Jésus un « cas d’école » pour le faire buter sur le sujet : un homme épouse une femme ; celle-ci meurt, ensuite l’homme en épouse une autre, etc... Au ciel, qui sera l’époux de la femme ? Jésus leur répondit :
Ainsi, Jésus, fils de Dieu, nous a enseigné le vrai sens des mots vie, mort et résurrection : c’est en devenant fils de Dieu, en vivant pour Lui, que nous dépassons la Mort et que nous accédons à la Vie par la Résurrection. Cette fois les mots écrits en majuscules... - - - - - - - - - |
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